Petites perles de notre recherche de terrains à Siquijor

Sur les hauteurs de Larena

La visite de terrains met en marche notre ascenseur émotionnel. 

Mode ON, mais avec « défaillance technique » : «  up and down, en haut, en bas, doutes, en haut, en bas, frustration, en haut, en bas, excitation d’avoir trouvé le bon, en haut en bas, ras-le-bol, en haut, au milieu, point d’interrogation, « mais comment est-ce possible ? », « pardon ? », « encore ? », en haut, en bas, excitation d’avoir trouvé le bon, en haut, en bas, exaspération, encore un, encore un, encore celui-là, et celui-ci ?, non, oui, peut-être … LOOPING, défaillance technique : coincés la tête en bas en mode sans dessus dessous.

Au secours ! 

STOP !
Heureusement, nous réussissons encore à descendre de la machine folle. Mais pour combien de temps ? Nous commençons à nous demander si nous ne devrions pas revoir notre projet ??? « tiens zozo … y’a pas de seven eleven t’as remarqué ? … ni de macdo tiens ? … et si …???? » 

Dans ces montagnes russes nerveuses, l’on arrive à oublier que nous sommes aux commandes de la machine. Et que sur l’ascenseur fou, nous avons une emprise. N’avons-nous pas décidé de nous mettre en projet pour pouvoir justement les saisir, ces commandes ? Alors pourquoi laissons-nous les peurs orchestrer la mélodie que nous avons initialement décidé de composer nous-même … 
… facile à dire … 
… un «  chouia » plus difficile à appliquer … surtout lorsque une réalité très différente de celle à laquelle nous sommes habitués est le décor de ce nouveau terrain de jeu. 
Une réalité qui nous épuise alors qu’au fond elle est plutôt cocasse …

Vous en avez déjà eu un petit aperçu au fil des derniers articles n’est-ce pas ? … Alors accrochez-vous car la suite est tout aussi épicée. Car des terrains, nous en avons visité ! Une Vingtaine ? Une cinquantaine ? … Et au fil des visites, nous avons rencontré des vendeurs un peu particuliers …  Continuer la lecture de « Petites perles de notre recherche de terrains à Siquijor »

Recherche de terrains à Siquijor : deuxième « partie »

annonce de terrain à vendre à Siquijor

Deuxième joueur : dans le bureau de l’assessor – avec la guitare

Après avoir terminé l’année avec la visite de l’avocat douteux, nous nous dirigeons vers le « Barangay Hall » – la maison communale – pour parler avec « l’assessor » et vérifier, entre autres, les informations cadastrales de nos terrains. 

La visite du Barangay hall nous réserve un accueil fort agréable, exception faite de la difficulté à  connaître la date précise de réouverture des bureaux après les fêtes de fin d’année. « Maybe Tomorrow », et «  I don’t know » sont les principales informations que nous obtenons le matin du 2 janvier, devant les portes de la commune, ouvertes sur deux étages de bureaux vides. Continuer la lecture de « Recherche de terrains à Siquijor : deuxième « partie » »

Recherche de terrains à Siquijor : première « partie »

dans le bureau de l'avocat verreux ...

L’année passée, nous vous invitions à jouer à « super mario bross, à la conquête de l’ile de Negros, sur nos bolides tout terrain » …

… cette année, c’est autour d’un plateau de cluedo que nous vous invitons à vous installer afin d’imager la magnifique affaire qu’est la recherche de notre petit coin de paradis sur l’île de Siquijor …  

Cela fait à présent près d’un mois que nous nous adonnons à la recherche de terrains, que nous nous documentons sur les procédures légales d’achat, que nous découvrons les joies de la vérification des papiers, … toute cette effervescence nous catapulte dans des situations souvent caucasses et met sur notre route des personnages toujours attachants …

… chers joueurs : lancez les dés, la partie peut commencer !  Continuer la lecture de « Recherche de terrains à Siquijor : première « partie » »

Premiers moments à Siquijor

simple bungalow au kiwi dire resort

12 décembre 2017

Le soleil s’immisce entre les feuilles vertes des grands arbres plantés en face de notre bungalow.
Un petit air frais les fait murmurer.

Le chien, exténué par notre longue balade matinale le long de la belle plage de sable blanc de Sandugan, dort paisiblement dans sa niche.
De l’eau bout dans une casserole sur le feu de notre cuisine extérieure improvisée et je viens de poser mes fesses sur un hamac las et confortable. Ainsi perchée, la brise m’arrive encore plus douce et la pente naturelle formée par mes jambes dans cette position est une posture idéale pour écrire …

… Facile non ? Un peu râlant même ? … Et pourtant … et pourtant …

… et pourtant ! Nous luttons au quotidien contre de minuscules frustrations que nous imposent un rythme de vie si différent du nôtre, contre l’incertitude du lendemain, contre notre chambre exigüe pour la taille de nos valises bien chargées, contre ce réseau wifi qui est plus un facteur chance qu’une option incluse dans le prix de la chambre. Nous ne savons pas où nous logerons d’ici une semaine. Nous ne savons pas quand nous nous procurerons la mobylette qui nous donnera un peu plus d’indépendance depuis cet endroit reculé de Siquijor, nous ne pouvons qu’imaginer notre futur terrain, qu’espérer une vague date de début des travaux … bref, nos certitudes se réduisent comme une peau de chagrin. 

Nous devons alors apprendre plus que jamais à vivre différemment. À nous défaire de nos mécanismes inconscients et bien en nous ancrés des vies trépidantes et confortablement huilées d’un passé très proche. 

Nous branchons alors notre mp3, comme pour tenter de couvrir des pensées trop prenantes. Ed Sheeran ! Zozo se met à bricoler, j’empoigne mon carnet et laisse courir le stylo sur la surface vierge … Et, lorsque l’on relève la tête de nos occupations au présent, magie : nous nous rendons compte que, pour la première fois depuis des kilomètres, Patras a retrouvé une respiration normale, après avoir haleté pendant près de trois semaines. On réalise que la nature tout autour, dans laquelle nous sommes plongés, chante avec Ed, et, qu’à l’intérieur de nous, quelque chose s’est calmé.
Alors que le temps n’a pas changé sa cadence. Alors que le wifi ne s’est pas remis en marche. Que nos valises sont toujours aussi pleines et la chambre aussi minuscule. Qu’il n’y a pas plus de certitudes. Mais cet instant présent est bon. Et si notre quotidien pouvait se remplir d’une succession de ces minuscules instants paisibles, l’incertain ne serait plus la bête féroce qui nous hante mais cet ingrédient mystère qui rend la vie plus savoureuse. 

simple bungalow au kiwi dire resort