Recherche de terrains à Siquijor : deuxième « partie »

Deuxième joueur : dans le bureau de l’assessor – avec la guitare

Après avoir terminé l’année avec la visite de l’avocat douteux, nous nous dirigeons vers le « Barangay Hall » – la maison communale – pour parler avec « l’assessor » et vérifier, entre autres, les informations cadastrales de nos terrains. 

La visite du Barangay hall nous réserve un accueil fort agréable, exception faite de la difficulté à  connaître la date précise de réouverture des bureaux après les fêtes de fin d’année. « Maybe Tomorrow », et «  I don’t know » sont les principales informations que nous obtenons le matin du 2 janvier, devant les portes de la commune, ouvertes sur deux étages de bureaux vides.

Nous nous souvenons alors des dernières festivités de Noël et, en particulier, de la chorégraphie minutieusement préparée par les employés communaux  pour l’occasion, et nous nous disons que quel que soit la durée du repos, il est bien mérité … 

Mais « Tomorrow » était sans doute la bonne information car le lendemain matin l’assessor du Barangay hall est bien présent et gentiment disponible.
« Call me Lucile, how can I help you ? » : au bout de quelques minutes et des informations rapidement gagnées, nous faisons plus ample connaissance avec notre interlocuteur.
« Where do you stay ? », nous réalisons, au fil des questions à quel point la petite île de Siquijor est … « familiale » : « aaaaaaah je vois ! … vous vivez à côté de ma tante », « La maison de l’autre côté et celle d’une cousine, vous voyez celle où habite Chris et Laika », « D’ailleurs, votre propriétaire, le maire, c’est mon oncle », « J’ai habité dans votre maison et quand j’étais petite … j’avais l’habitude d’aller manger des oursins au petit matin sur la plage à marrée basse … vous avez déjà essayé? », «Vous voulez acheter ce terrain là ? Faites attention car le propriétaire est en litige avec son voisin … mais en contrepartie, si vous l’achetez sans vous faire avoir, nous serons voisins ! », « Pour ce qui est de cette information sur cette autre terrain allez demander à Aline du village d’à côté, c’est ma petite nièce » … 

Alors que, petit à petit, nos questions se tarissent et que nous finissons le tour des présentations familiales, rentre dans le bureau, un petit groupe de musiciens bien singulier : trois très vieilles femmes, habillées de froufrous, une guitare à la main. Leur peau bronzée est toute ridée et leur sourire s’ouvre sur une cavité quelque peu édentée …
« Hoy! Canta ! », invite l’assessor Lucille …
… de leur voix tremblotante, elles entonnent alors un chant une plainte rythmée tout en gigotant au rythme de paroles incompréhensibles.

L’assessor Lucille chante quelques paroles avec elles, tout en nous racontant qu’elle préfère ce genre de chant typiquement Philippin aux habituels chants de Noël en anglais.

Nous remercions Madame Lucile en laissant quelques pièces dans les maigres mains fripées de nos vieilles mariachis … et en nous demandant ce que nous réserve la visite au DENR … 

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